Gilbert Nerson, Représentant du Bnai Brith auprès des Instances Européennes à Strasbourg (Conseil de l'Europe, Parlement Européen et Cour Européenne des droits de l'Homme), de retour de Genève, nous livre ses impressions et ses conclusions sur la conférence "Durban 2/Genève".
Son propos est complété par des remarques de Francis Rosenstiehl, ambassadeur de bonne volonté du Conseil de l'Europe.
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Genève vu par le BBI
09 Mai 2009
Vous trouverez en annexe le compte rendu de la conférence Durban2/Genéve publié par le BBI (en anglais) lire le compte rendu
Durban 2: Déclaration du Président du BBI
09 Mai 2009
Avant de quitter la
séance plénière à la Conférence de l'ONU de Suivi
de Durban à Genève,Richard D. Heideman, président du BBI, parlant au nom du Bnai Brith International et de
la Coordination des Associations Juive, a dénoncé la main-mise des états les moins respectueux du respect des droits de l'homme sur cette conférence qui aurait du au contraire les dénoncer.
Déclaration du B'nai B'rith International et de la Coordination des Associations
Juive faite par Richard D.Heideman, chef de la délégation et président d'honneur du B'nai
B'rith International
effectuée en
séance plénière à la Conférence de l'ONU de Suivi de Durban à Genève, Suisse
vendredi 24 avril 2009
Monsieur le Président
De nombreuses délégations se
sont rendues ici avec l'espoir de jours meilleurs en dépit du fait que la
conférence de Durban en 2001 sur le racisme avait été gâchée, et ainsi
discréditée fondamentalement, par les violentes attaques antisémites de la part
d'ONG dans leur forum.
En réalité, cette conférence
de suivi de Durban 2001 à Genève sera retenue pour toujours, et entachée, par
le discours de haine entendu non pas à l'extérieur comme à Durban mais au
podium même de cette conférence par l'homme auquel on a réservé l'honneur de
parler en premier en ouverture.
Applaudi par une claque
organisée de délégués, a jugé bon de violer à nouveau la résolution de l'ONU
interdisant le négationnisme ou la minimisation de la Shoah, le plus grand
crime du siècle passé, lors d'une conférence supposée rassemblée pour combattre
le racisme.
Si des doutes pouvaient
encore persister quant à l'utilité du document final, ou en effet, de la
conférence elle-même, cet orateur a lui tout seul dissipé tout doute à ce sujet
en dénigrant la mémoire de tous ceux qui ont disparu dans la Shoah.
Il a ainsi justifié et
aggravé les craintes exprimées par les pays qui s'étaient retirées de la
conférence, et ainsi encouragé plusieurs pays à en faire autant durant la
conférence.
Sa déclaration a été
massivement condamnée par de très nombreux pays et s'est accompagné de la
sortie historique des pays de l'Union Européenne et d'autres pays.
Le document final, qui
réaffirme la déclaration de Durban 2001 ainsi que son programme d'action (la
DPPA) mentionnant comme seul Etat ciblé, l'Etat d'Israël, mérite à peine le
critère de "consensus", même s'il a été arraché en séance pleinière
dans un effort désespéré de contrer les dommages occasionnés par l'orateur.
En résumé, Monsieur le
Président, nous ne croyons pas qu'une seule victime du racisme, de la
discrimination raciale et de la xénophobie puisse se réjouir de cette
déclaration remplie de pieuses recommendations d'intention.
Monsieur le Président, si
une suite à la déclaration finale de cette conférence devait être envisagée,
elle ne devrait en aucune manière être confiée au Conseil des droits de
l'homme, lui-même discrédité par son obsession et sa constante
préoccupation du conflit israélo-palestinien au détriment des violations
flagrantes des droits de l'homme dans de nombreux pays du monde, comme le
Darfour, l'Iran, la Lybie, le Ruanda, la Syrie et le Zimbabwe, chacune de ces
violations méritant à elle seule l'attention pour la protection des victimes.
A vous, Monsieur le
Président, nous disons merci.
Aux délégués assemblés ici,
nous disons que nous pouvons et nous devons faire bien mieux pour protéger les
droits de l'homme.
Aux chefs d'Etat que j'ai
mentionné, nous leur disons d'arrêter de financer et de sponsoriser le
terrorisme, et de stopper de violer les droits de l'homme.
Nous quittons cette
assemblée grossièrement trompée par un
chef d'Etat qui est venu ici pour kidnapper cette conférence, pour sa honte et
la nôtre.