Du Parvis des Droits de l’Homme Aux Parvis du ciel

Par François Celier, écrivain et Pasteur

Invité par Le CRIF, Présidé par Richard Prasquier, son Vice-président Habib Meyer et mon ami Gil Taïeb, l’ordonnateur du Rassemblement, en tant qu’écrivain non-juif, apolitique et Pasteur, je devais représenter les Chrétiens et les Laïcs non-juifs amis d’Israël par quelques mots d’introductions, suivis des sonorités ancestrales des cornes de béliers.

Accompagné par un groupe chrétien musicien et de shofars (dont l’un d’eux se perdit dans la foule), on me pria d’ouvrir ce formidable Rassemblement sur le Parvis des Droits de l’Homme à Paris qui regroupa sans doute plus de 15 000 personnes.

Je me dis que cette opportunité était peut être le signe que j’attendais depuis longtemps, à savoir que des non-juifs, chrétiens, aimant sincèrement Israël et Jérusalem, pouvaient et devaient constituer un appoint non négligeable dans les combats que menait Israël et les communautés juives de part le monde.

Pour la cause de notre frère en souffrance Guilad Chalit et pour Israël, tant décrié par les nations, ma voix (parmi d’autres), devait se faire entendre.

Improvisant illico, j’évoquais le fait qu’Israël et les juifs n’étaient pas seuls au monde. Des dizaines de millions de non-juifs de toutes obédiences laïques ou religieuses, sincèrement amicaux à leur égard, se tenaient prêt à les aider.

Sachant qu’un grand nombre de personnalités officielles, intellectuelles et politiques devaient prendre la parole, je me retirais du podium avec mes amis joueurs de shofar.

Après en avoir référé à Gil Taïeb, nous convînmes que ce que je comptais dire ce jour-là, le soit pas voie de presse et par Internet (je fus d’ailleurs interviewé par une télévision, et par Devorah Lauter du LA Times).

En voici l’essentiel :

« Depuis le 11 septembre 2001, l’idéologie religieuse d’un islam totalitaire à déclaré une guerre métaphysique au monde des infidèles, en particulier juifs et chrétiens, à l’existence même d’Israël, son épicentre, et aux nations libres : Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et la France qui, par un mauvais choix politique préconisa « Eurabia », dont nous voyons les fruits : affaiblissement de la civilisation occidentale, affaissement économique, dépendance énergétique et politique suicidaire par inimitié envers Israël, dernier rempart démocratique des occidentaux contre les assauts protéiformes de l’Islam militant.

L’Europe est en péril et l’Amérique est en danger, par un mauvais choix présidentiel : l’enchanteur Barak Hussein Obama, qui révèle peu à peu son esprit mahométan et ses pratiques de la Takkia (l’art de tromper quiconque s’opposerait à son destin).

En conséquence, l’Amérique n’enverra plus ses GI’s mourir pour nos vieilles nations, en péril d’asservissement, et moins encore pour secourir Israël. Je n’ose imaginer « au contraire... »

Eperdument, le monde entier cherche un bouc-émissaire à ses égarements. Ce sera Israël (of course !) et, pour mieux l’atteindre, le symbole d’un de ses enfants : Guilad Shalit, détenu depuis 4 ans à Gaza par le Hamas, sinistre avatar d’Amalek.

Mais Israël n’est pas seul !

Des dizaines de millions de chrétiens et de non-juifs laïcs au cœur droit se lèvent pour entrer en résistance, déterminés à se tenir aux côtés d’Israël ; de même que des millions d’Africains et divers peuples en voie de développement aspirent à s’associer diplomatiquement à sa démocratie exemplaire, ses prouesses technologiques et son courage sioniste, c’est-à-dire simplement patriotique.

Après une longue observation du comportement des nations onusiennes et de leur géopolitique partiale, j’ai acquis la conviction que la ligne de démarcation définissant la belligérance du grand jihad qui s’organise (la 3èm guerre mondiale) se définit ainsi : d’un côté, la résistance grandissante des nations et des hommes libres à l’islamisation du monde, associée à Israël, fer de lance involontaire des sociétés libres ; et d’autre part, le mauvais choix de certains pays qui vont s’allier au totalitarisme de l’Islam, à son manuel de guerre coranique et sa cruelle Sharia moyenâgeuse.

Il y a près de 4000 ans, un enfant nommé Isaac a été ligaturé sur un autel sacrificiel.

Par la substitution providentielle d’un bélier, l’enfant fut libéré, grâce à Dieu.

De nos jours, depuis 4 ans, le jeune Guilad Shalit est ligaturé dans une obscure prison du Hamas, incarnation maléfique d’Amalek, à Gaza…

A défaut de la justice des hommes, j’en appelle à la justice du ciel.

Sous le regard de Ha’Shem, le Dieu d’Israël, nous disposons du pouvoir de  l’intercession et des sonorités ancestrales d’une corne de bélier.

Le shofar. Celui des fils de David auxquels nous voulons nous associer, nous les non-juifs qui aiment Israël, démocratie exemplaire, et les juifs, nos frères aînés dans la foi.

En ce jour, sur ce Parvis des Droits de l’Homme, des milliers de juifs, frères  de Guilad Chalit, des centaines de chrétiens de toutes confessions et des centaines de laïcs au cœur droit en appellent à la justice dans les Parvis du ciel :

Dieu d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de Yéshoua le sauveur des non-juifs

Libère de sa ligature notre frère Guilad Shalit !

Protège Israël et Yéroushalaïm, prunelle de tes yeux.

Fortifie ton peuple et tous les non-juifs qui se tournent vers toi.

Pour l’amour de Sion qui a circoncis nos cœurs !

De ce Parvis de nos Droits et Devoirs d’Hommes Libres, inspirés par le souffle du Rouah Akodesh, des Shofars vont entrer en action. Transcendés par l’espérance de notre foi collective, leurs échos résonneront longtemps dans les Parvis du ciel